Les tendances graphiques de 2020

Les tendances graphiques de 2020

Pour la 5e édition de son dossier Tendances, le média spécialisé dans la communication La Réclame liste les tendances dans les arts graphiques en 2020.

Pour dessiner les contours des tendances graphiques 2020, La Réclame a fait appel à un collège d’experts de domaines différents. Petit tour d’horizon.

Design doux et rond

En 2020, on abandonne le clinquant, les grandes images, les couleurs criardes pour ranger les contenus, arrondir les angles des images et garder des couleurs vivantes. Bref, on oublie le tape à l’œil pour aller à l’essentiel.

On commence à voir émerger des choses “moins spectaculaires”, un peu plus douces, moins clinquantes, plus en rondeur, avec des couleurs et des typographies plus douces aussi

Florent Guerlain, directeur de création et co-fondateur de l’agence Datagif

Couleurs rassurantes et engagées

Le Pantone 19-4052 Classic Blue, ce bleu profond et rassurant sera « LA » couleur en 2020.

Le classic blue de Pantone 2020 est très naturel. Ce n’est pas n’importe quel bleu, il est très profond, mais subtil, ce n’est pas un bleu primaire.

Maud Mulder, directrice de création chez BETC Design

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Introducing the Pantone Color of the Year 2020, PANTONE 19-4052 Classic Blue, a timeless and enduring blue hue elegant in its simplicity. Suggestive of the sky at dusk, the reassuring qualities of Classic Blue offer the promise of protection; highlighting our desire for a dependable and stable foundation from which to build. As we cross the threshold into a new era, Pantone has translated the hue into a multi-sensory experience to reach a greater diversity of people and provide an opportunity for everyone to engage with the color. We will be tapping into sight, sound, smell, taste, and texture to make the Pantone Color of the Year for 2020 a truly immersive color experience for all. Link in bio to learn more about Classic Blue. #Pantone2020

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Une autre couleur sera tendance en 2020: le rose et sous toutes ses formes. Après des mois de libération de la parole des femmes, sur fond de #MeToo et de manifestations féministes, le rose devient revendicatif.

Le sexe féminin sort de l’ombre et se revendique ouvertement, donnant lieu à la naissance d’un nouveau symbolisme, de nouvelles formes et de nouvelles icônes qui n’avaient jusque-là pas fait partie du vocabulaire graphique et design.

Aaron Levin, directeur de la création de Curius

De la 3D pour tous

Nouvelles technologies et réalité augmentée obligent, la 3D, qu’il s’agisse d’objets ou de texte, fait son retour en force en 2020.

Il y a une envie des designers et des marques de retrouver un traitement, de la texture et une certaine forme de réalisme, ce qui est complètement possible avec la 3D

Maud Mulder de BETC Design

Retour aux basiques

Dans une époque en perpétuel changement, où chacun zappe plus vite qu’il ne respire, le design de 2020 retourne aux origines. Oubliés les logos réinventés, on préfère faire du beau avec du vieux.

J’observe une tendance en train de se dessiner : un retour aux sources chez les marques. À l’instar du rebranding de Reebok qui est allé chercher un ancien logo datant de 1992

Doriane Naufle, directrice de la création de FutureBrand
Covid : les 12 mesures de l’UNIIC pour relancer le secteur de l’imprimerie

Covid : les 12 mesures de l’UNIIC pour relancer le secteur de l’imprimerie

Avec un taux d’activité de 40% sur le mois d’avril 2020 par rapport aux années précédentes, le secteur de l’imprimerie est durement touché par la crise sanitaire. L’UNIIC, principal syndicat patronal des imprimeurs, porte 10 propositions pour relancer l’activité.

Depuis le début de la crise, le Délégué général de l’UNIIC Pascal Bovéro s’est entretenu par deux fois avec les pouvoirs publics. Reçu à l’Elysée ainsi qu’au ministère de l’industrie, il a présenté une série de mesures visant à limiter la casse dans le secteur de l’imprimerie. Comme il l’a expliqué à la revue Caractère dans une interview parue début mai, ces mesures peuvent améliorer la situation difficile des entreprises…à condition que les partenaires, banques et assurances en tête, jouent le jeu.

Ainsi, Pascal Bovéro liste ces 10 propositions sur le site de l’UNIIC :

  • Prioriser les circuits courts y compris dans la commande publique en revisitant les règles qui interdisent « le localisme ».
  • Changer le statut fiscal des imprimeurs en leur permettant de s’acquitter de la TVA sur les encaissements plutôt que sur la facturation.
  • Renforcer drastiquement la loi LME de 2008 sur les délais de paiement interentreprises.
  • S’appuyer sur les organisations professionnelles pour faciliter le recours au prêt garanti par l’Etat.
  • Donner des consignes strictes lors de plans de continuation pour « moratoriser » les échéances, actuellement impossibles à tenir.
  • Accélérer la régularisation des créances liées au paiement de la fabrication des imprimés électoraux.
  • Suspendre certaines obligations de la Loi sur l’économie circulaire, tant que l’étude d’impact n’est pas finalisée.
  • Considérer le secteur graphique comme un secteur capable de rebondir.
  • Donner des consignes aux assureurs pour qu’ils puissent revoir leur scoring pour les entreprises aux modèles économiques viables, mais qui traversent des difficultés.
  • Travailler avec les assureurs pour élargir la garantie pertes d’exploitation aux circonstances actuelles et futures.
  • Cesser la diabolisation du média papier sous prétexte de distanciation sociale.
  • S’investir pour travailler dans les territoires, notamment dans le cadre des « UNIIC Tour » de la reprise, organisés dans les régions avec les donneurs d’ordre, les fournisseurs et les experts pour construire le jour d’après.

Le détail des propositions de l’UNIIC est à retrouver en cliquant ici.

L’art du quotidien de Kevin Rouillard s’imprime chez CCI

L’art du quotidien de Kevin Rouillard s’imprime chez CCI

Étoile montante de l’art contemporain, Kevin Rouillard a fait de l’exploration de notre quotidien et de ses objets son terrain de jeu. Et de CCI son partenaire pour imprimer sa monographie. Focus.

Certains voient en Kevin Rouillard un archéologue de notre société moderne. D’autres le classeraient plutôt comme un historiographe, un témoin de notre époque dont le travail fera plus tard l’Histoire. Diplômé des Beaux-Arts de Paris, il s’attache à donner aux objets de notre quotidien un éclairage nouveau. Compressés, déformés ou mis sous verres, nos vaisselles comme nos outils, qu’il ramasse au gré de ses ballades, deviennent entre ses mains des témoignages de ce que nous sommes, de ce que nous faisons et du monde que nous construisons avec eux.

Son dernier projet en date, Le Grand Mur, résulte d’un de ses voyages au Mexique. Un pays millénaire où se côtoient les vestiges mayas et les murs de béton qui, n’en déplaise à leur président, ne grandissent pas l’Amérique. Exposé au Palais de Tokyo à partir de février dernier, son Grand Mur composé de tôles comme les containers qui transportent nos objets à travers le monde aurait dû y rester jusqu’en mai. C’était sans compter sur la crise sanitaire, venue troubler un monde contemporain dont Kevin Rouillard continue d’assembler les objets comme autant de témoignages.

Dans ces temps incertains, les artistes comme Kevin Rouillard permettent la perspective en recyclant le présent pour comprendre le passé et appréhender l’avenir. Aussi, c’est une grande responsabilité que les éditions SAM Art Projects ont confié à CCI Imprimerie en choisissant d’y imprimer sa monographie. Car plus qu’un artiste, il s’agit de ne pas trahir une époque.

À découvrir prochainement, monographie de Kevin Rouillard qui a récemment exposé au Palais de Tokyo.Éditions SAM Art ProjectsConception graphique : Coline Cassagnou

Publiée par Imprimerie CCI sur Jeudi 30 avril 2020